Cause : naissance d’une petite fille.

Decorum de circonstance : bravo!

Merde, je gère un blog? Ah ouaim, faut j’aille une fois de temps en temps lire les pitreries de jipi, et pourquoi ne pas en écrire un peu. J’avais presque oublié mes obligations… osti qu’chu lame. De plus, ça put l’élection. Les vieilles pancartes traînent encore dans les rues, les journaux mettent la face des heureux élus en front page et les analystes-radio demande au bon peuple pourquoi la grosse n’a pas été élue. Quelle douce odeur qui me donne le mépris au coeur!

Again, j’ai enfreins la loi numéro un des élections : Celle qui stipule que c’est une pure perte de temps que de se déplacer pour aller voter (voir ce que j’ai déjà écrit sur la question, je n’ai vraiment pas le goût ni le temps de me répéter.) Par contre, cette fois-ci c’est différent, c’est les élections municipales, donc tout le monde s’en fout, faites donc ce que vous voulez. Moi je suis allé voter. C’était ma première fois au municipale. Au début, je n’en avais pas l’intention. Quand les lettres du directeur général des élections sont arrivées, avant même de les ouvrir ma blonde m’a demandé : « Je les mets au recyclage ? » Évidemment, inutile de se risquer un paper cut sur ces enveloppes, ça n’en vaut pas la peine. Quelques instants plus tard, le DGE s’est retrouvé bien cordé à côté du publi-sac dans mon bac-bleu-trop-petit-mais-donne-bonne-conscience-quand-même.

C’est plus tard que j’ai changé d’idée. J’ai reçu un courriel comme quoi Projet Montréal supporterait l’implantation de logiciel libre. Moi, j’aime les logiciels libres. Non sérieux, j’aime les logiciels libres au point que je vais passer par-dessus mon aversion du processus “démocratique” et je vais aller voter pour ces clowns qui supportent les logiciels libres. En toute franchise, je ne connaissais rien d’autre sur cette équipe (ni aucune autre d’ailleurs, je savais même pas que la grosse parlait pas anglais). Si ça se trouve, c’est les pires fascistes de l’univers, mais j’m'en tape, ils supportent les logiciels libres. Ah oui, j’ai oublié, il me semble qu’on est dû pour du changement aussi…

Osti qu’chu lame… Une chance que tout le monde s’en criss des élections municipales.

* * *

Gerald_tremblay01Je passe devant un des bureaux d’élections près de chez moi, et je me dis “ah c’est peut-être ici que ça se passe”. Je rentre, je fais la ligne sans trop savoir si je suis à la bonne place (n’oublions pas le courrier du DGE bien cordé avec mes publi-sacs). En attendant docilement de savoir si je perds mon temps en ligne (ultimement oui, évidemment), j’entends la masse de vieux, qui sortent directement de la messe d’à côté, discuter des bienfaits du maire d’arrondissement sortant. Justement, on se demandait ce qui faisait pencher les indécis à la dernière minute. Là voici la réponse : les petits vieux qui viennent de terminer leurs catéchismes.

* * *

Finalement, je suis à la bonne place. Tant mieux, je ne me serais pas pointé ailleurs. J’arrive à mon comptoir et je me fais gentiment accueillir par un jeune sourire d’une citoyenne exemplaire qui sert sa démocratie locale. À son côté, un bon vieux monsieur me tend la main, probablement pour me réclamer ma fameuse lettre du DGE qui confirme que je suis à la bonne place. Plutôt que d’essayer de lui expliquer qu’elle est au côté des publi-sacs, je lui donne naïvement ma main comme s’il voulait me saluer. Minute! Alerte! It’s a trap! C’est évident qu’il sait que je ne supporterai pas son candidat préféré ! Je le vois dans son regard malin ! Il va me serrer la main et me transmettre volontairement le A-H1N1, m’envoyer à une mort atroce et certaine ! Je ne suis pas dupe, je retire juste à temps ma main qui retourne dans le fond de ma poche.

La gentille au sourire me tend une pile de paperasse qui, semble-t-il, sont mes bulletins de vote. « Comment ça autant ? Je viens pour un seul maire. » On m’explique qu’il y le maire de la ville, le conseiller de la ville, le maire de l’arrondissement, le conseiller de l’arrondissement… « Mais si tu veux, les équipes sont écrites en dessus pour pas que tu sois perdu ». « — Ah ouaim merci, ça me sauve la vie ». Elle renchérit « par exemple, si tu veux voter pour Tremblay, tu coches l’équipe Union Montréal. »

Erreur ma grande, je suis têtu, je voterai pas ton candidat, il n’a pas appuyé les logiciels libres.

On aura l’occasion, j’en suis sûr, de bien commenter la chose, dans les quelques jours qui suivent. Je pense d’ailleurs que tu auras cette envie, Phil, de reprendre certaines de tes positions qui datent de la dernière élection (et oui, ce blog a une histoire…)

Pour le moment, je vous mets l’eau à la bouche en vous précisant que l’organisation des bureaux de votation mérite qu’on s’y intéresse. Bon, je vous laisse un début de bonbon : l’élaboration des files d’attente derrière chacune des tables ressemblait à s’y méprendre à une soirée de bingo paroissiale : “Est-ce qu’on a un 60, un 60 quelqu’un?”

I cannot help it : you’re a fucktard.

Toute la soirée à t’entendre rire comme une fillette, à assister à tous ces petits moments  qui me faisaient hurler intérieurement : “Oh my God! T’as vraiment dit ça, crisse d’imbécile?”, à me retenir à deux mains pour pas te gifler à t’en faire ressentir l’ADN en espérant que la force de l’impact soit suffisante pour rendre récessifs ces gènes de la stupidité qui t’habitent, dans un vague espoir biostatistique de couper court à la contamination du pool genes à laquelle tu t’adonnes simplement en respirant. Toute la soirée. Et la nuit. Et le matin.

Je sais que tu y es même quand je ne t’ai pas vue, parce que ton odeur flotte dans l’appartement. Je sens ton idiotie comme certains limiers les émanations particulières de corps en décomposition sous l’eau; telle est ta grossière imbécilité : elle est détectable des lieues à la ronde. Les premières fois, on se demande bien ce que c’est que cette effluve puérile. On vérifie la poubelle, le plat de bonbons durs, le pot de bulles à bain. On se rend compte rapidement, par contre, que le tout se dégage de ton intelligence bon marché et de ta futilité.

En fait, vois-tu, je ne suis même pas haineux. Si au moins je pouvais fuir derrière pareille devanture, j’aurais une raison d’être aussi affecté par ta présence. Je pourrais me dire : “C’est toi qui est impatient, prétentieux, haineux” ou simplement : “Le seul problème, c’est que tu ne l’aimes pas”. Or, il n’en est rien. Après bien des délibérations intérieures, durant lesquelles j’ai vraiment tenté – crois-moi – de mettre ça sur le compte de la haine pure et inappropriée, j’en suis venu à la conclusion que ce sentiment me vient exclusivement de ta médiocrité.

Tu es stupide. Bon, tous les singes en conviendraient. Tu as une intelligence émotionnelle équivalente à celle d’une enfant de 5 ans (tu ne scores pas très haut dans ton développement moral non plus, selon Kohlberg). Tu es impropre à la consommation sociale, puisque tu ne parles que de toi sans cesse et quand tu ne parles pas, tu hurles ta jouissance d’occasion comme si elle devait être publique. La truie a du plaisir, qu’elle le hurle, et ce, peu importe le nombre de spectateurs involontaires. Tu es vulgaire, tu le savais? Entre parler de cul et fourrer à deux mètres de moi avec un seul mur de 15 cm nous séparant, y’a une calice de limite, surtout quand tu t’assures que je t’entende comme si j’y étais (et c’est le pire : j’y suis, en réalité, et tu n’es pas bonne). Donc, en somme, tu ne vaux rien. Mais l’idée derrière ça, c’est que tu n’y peux rien. Ce n’est pas de ta faute. Mais tu es responsable.

Tu reçois donc le mépris qui t’est dû bien légitimement et c’est une partie de ma souffrance de moins que je déverse sur toi.

Il faut que tu comprennes que ce que je hais en toi, c’est ton impuissance à être meilleure que toi-même.

Tiens, tu fourres encore. Tiens, j’essuie encore le bol de toilette avec ta serviette de douche.

Je l’admets, j’ai été coupable. Criss de photo-radar. Quand ils en ont parlé au début, comme la masse de gaugauche, j’ai gueulé : “État policier! Aucune liberté! Surveiller et punir! Bla! Taxage déguisée!”

Panneau radar

Panneau radar

Depuis, je me suis calmé. J’ai laissé de côté mes émotions… vous savez ces trucs qui nous font réagir les masses comme des animaux sans cervelle ? Justement, c’est ce qu’ils ont de merveilleux, ces photos radars : contrairement aux policiers, ils n’ont pas d’émotions. Ils ne vous donne pas des contraventions parce qu’ils ont une envie mesquine de faire perdre 200$ à quelqu’un. Ils ne cherchent pas  à remplir leur carnet d’infractions en hypocrite à la fin de la journée après avoir procrastiné toute la matinée.

Non, ce sont des robots. Tu roules vites, ils ne te manquent pas, ils te donnent un ticket. Ils ne font pas d’erreur de jugement. Toujours égales à eux-même, ils établissent avec une justice mathématique leur verdicte.  Les conducteurs les respectent parce qu’ils craignent leur efficacité. Anyway, c’est la seule manière que leurs cerveaux primitifs peuvent absorber un concept de sécurité commune. Finis les caves qui me coupent à 60km/h au dessus de la limite de vitesse, compromettant ainsi ma sécurité. Terminés les accidents où des bombes de testostérones impertinentes vont finir leur vie au crochet de notre système santé, emportant dans leur sillage d’imbécilité une personne ou deux qui ne le méritaient pas encore.  Si au moins ils pouvaient se retirer du bassin génétique sans faire de dégât…

Non, les robots radars seront toujours plus efficaces qu’un être humain, justement, parce qu’ils ne sont pas humains.

Pour ma part, si le fait d’en mettre partout nous permettrait de mettre la moitié du corps policiers à la rue, je n’en serais que plus heureux.

Je vous laisse cette note descriptive du blog, pour ceux qui n’aurait pas eu la sagacité de cliquer sur “à propos” lors de leur première visite. Bonne lecture !

—–

MÉPRIS: [mepri].n.m. (v. 1225 ; de mépriser) : 1) sentiment par lequel on considère quelqu’un comme indigne d’estime, comme moralement condamnable. V. Dédain, dégoût, mésestime 2) sentiment par lequel on s’élève au-dessus de ce qui est généralement apprécié.

Engagée sur la voie d’un relativisme décadent, l’humanité en est venue à nier son sens critique en jugeant toutes opinions valables et égales. La voix du paysan s’arroge désormais le droit de parler au fort à côté de celle des élites, qu’elle écrase par la masse de son ignorance. L’entendement commun promeut la dictature de l’opinion de la majorité, peu importe ses valeurs fondamentales.

Répondre à cette impasse pose un problème ontologique fondamental : qui peut se faire juge du bon et du mauvais, du valable et de l’impertinent ? Tâche immorale, associée aux dictatures et monarchies, le monde a décidé que nous serions mieux dans un relativisme sans jugement. Pourtant, l’impertinence sévit, le mauvais prolifère. Le constat semble clair, le ménage doit être fait.

Ce blog propose de prendre cette tâche ingrate. Il donne la parole à des indignés de la médiocrité pour qu’il puisse vomir leur mépris sur une population normalisée par l’imbécilité et sur les idiots qui font étalages de leur ignorance en grande fanfare. Contre l’adage populaire, il est faux de croire que toutes les opinions se valent. Certains sont tout simplement impertinents et méritent d’être dénoncés, ridiculisés et détruits. Que ce soit les politiciens ou anarchistes, les gauchistes ou conservateurs, les écologistes, les végétariens ou libertariens, les hippies ou yuppies, les cravatés ou les sans-papiers, les punks et leur chien ou policiers, personne ne mérite d’être épargnée. Oublions donc toute réserve et tombons dans la généralisation d’une population qui a besoin d’être secouée.

Pour les archives, ce blog est l’enfant de l’an 1, première tentative abordée de vomir sur la déchéance de l’humanité. Imbécilement, on se berce dans l’illusion qu’une nouvelle plateforme va nous motiver à être plus assidus dans notre mépris écrit.

P.-S. Comme nous savons la majorité de la population incapable de la moindre forme de jugement critique, nous vous invitons à prendre tout ce qui est écrit sur ce blog avec un grain de sel. Si notre approche vous dégoûte profondément, vous pouvez prendre la peine de nous le laisser savoir à l’aide du système de commentaire de ce blog, mais il est fort à parier que vous serez reçus, au mieux, avec indifférence, sinon avec mépris et arrogance.

Chère étudiante,

T’es tellement stupide sur toute la ligne.

Tu échoues à être intelligente juste ce qu’il faut pour comprendre les deux trucs de mon cours plus compliqués que mettre deux “l” à Nelligan. Or, ça, je peux vivre avec, je vais te répéter encore 400 fois la même chose de 400 manières différentes jusqu’à temps que tu abandonnes et que tu hoches la tête juste avec assez de conviction pour que je puisse bien faire semblant de paraître convaincu que tu as compris et te fuir dans mon bureau où je devrai, de toute façon, corriger ta dissertation incroyablement peu pertinente malgré la simplicité du texte à l’étude.

Ce avec quoi j’ai bien plus de difficulté, c’est ta façon arrogante de m’imposer agressivement tes problèmes comme si je devais les porter à ta place. Tes petits cris exaspérés, tes yeux levés, tes soupirs et tes commentaires à voix basse dans le fond de la classe sont en train de te préparer bien du malheur. Tu viens me commander d’avoir fini de corriger ta dissertation que tu m’as remise la semaine dernière le plus tôt possible (lire maintenant sous peine d’être manifestement taxé de paresseux) parce que cela va motiver tes futures présences au cours ou non, alors que nous en sommes à la fuckin dixième semaine de la session et que tu as, par ailleurs, déjà manqué les deux dernières semaines. WTF avec toi, connasse? C’est pourtant pas très arcanique : tu viens pas au cours, tu me remets de la marde sur papier, tu coules. Pour penser que ça ira autrement?

Aujourd’hui, après ce préambule agressif, devant toute la classe d’ailleurs, au cours duquel tu m’as également justifié tes absences prolongées pour cause de “fugue” (sérieux, wtf, vraiment, wtff, what the fuckin fuck), tu as poursuivi ton petit manège de princesse aux prises avec un tyran de harem qui a l’heur de ne pas écrire aussi clairement au tableau que l’exigerait ta capacité à reconnaître des lettres romaines digne d’une victime d’un plongeon dans le pas profond d’une pataugeuse en béton. Pourquoi le reste de la classe est capable de recopier ce que je me tue à expliquer? Pourquoi tu as besoin d’être la reine des hystériques parce que t’es pas capable de lire la lettre qui vient après toutes ces autres : “solitud”?

Aujourd’hui, je t’ai smackée down. Pas d’avertissement. Au premier signe de déconvenue exagérée, je t’ai demandé : “Ça va, mademoiselle?” et tu m’as murmuré en plein visage. Je t’ai alors lancé un regard qui tue, lequel je pratique depuis plus d’un an maintenant (son taux de mortalité ne cesse de s’accroître), le silence s’est fait dans la classe et tous les regards étaient sur toi. Mon silence était lourd de reproches : écoute, il me semble que tous tes sens devaient te suggérer de réviser ta tactique de communication. J’ai continué le cours et il a fallu que tu repartes de plus belle. Mais pourquoi tu t’exposes ainsi, dis? J’ai l’air si mou que cela? Quand je dis en début de session que je suis gentil et que j’entends à rire, je spécifie également que ceux qui me tomberont sur les nerfs ou qui me manqueront de respect seront humiliés. Je n’ai pas dit rencontrés, analysés, pris à part, j’ai dit humiliés, comme dans réponse cruelle immédiate devant tous. C’est une de mes joies les plus vives; j’y excelle et cela me fait du bien : arrête de me poker… c’est si téméraire de ta part, t’as pas idée.

Donc, quand tu as repris ton petit manège, le “Tu arrêtes de parler” qui est sorti d’entre mes dents et que mon regard t’a cloué au front t’a fouetté les sangs. Heureusement pour toi, ça t’a coupé la répartie que tu as si facile. Autrement, tu serais sortie en pleurant. T’es partie plutôt vite après le cours. Tu gueulais dans le corridor. Fillette, je t’attends avec la plus intense des mauvaises fois au prochain cours : you asked for it. Devil’s eye is on you, darling.

Je suis méchant? Je suis impatient? Non. Manquer de respect à quelqu’un devant une classe pleine mérite d’être puni. Je punis, semble-t-il. Et j’en suis heureux. Je n’ai rien d’un travailleur social ou d’un missionnaire. Tu ne me marches pas sur les pieds. Tu te permets de sortir de notre relation professeur-étudiante en me manquant de respect? Je saute avec joie sur l’opportunité que tu me donnes pour te trancher en deux.

Amicalement, ton professeur de littérature qui a mis ta copie en dessous de la pile.

Tu sais pourquoi je te déteste, que je te parle pas, que je te regarde pas quand tu envahis mon espace? Tu sais pourquoi je lave mon bol avec ta serviette de bain (et qu’est-ce qu’elle crisse chez moi, de toute façon, calice?), que j’efface tes messages sur le répondeur et que me renseigne très sérieusement à propos du voodoo? C’est avant tout parce que t’es conne. Tu ricanes toujours comme une imbécile. Tu parles en bébé en te disant que ça fait mignon : je sais pas combien de pédophiles t’ont fourrée avant que t’en viennes à ça, mais une femme de vingt quelques années qui parle en zozotant et en faisant la moue, ça fait bander personne. Au mieux, t’as l’air d’une attardée; au pire, d’une stupide pétasse illettrée.

Chacune de tes paroles m’agresse : tu ne dis rien, mais alors rien de pertinent, tu parles toujours de toi, tu racontes ta vie en détails haut et fort en prenant un air penaud, en ayant l’air assombri, toute concentrée sur toi-même comme si le monde n’attendait que le moment d’enfin entendre ce qui avait bien pu se passer dans ta vie d’enfant de quatre ans depuis hier. Je me crisse de ta vie et de ce que tu crois être obligée de dégueuler partout et tout le temps : diarhée verbale, constipation mentale. Tu me fais penser à tous ces gens qui vivent rien d’autre qu’eux-mêmes toute leur vie. Chaque nouveauté provenant d’une autre personne te permet de raconter encore ta vie d’une autre façon : y’a comme jamais rien qui n’est pas relié à ta vie. Toutes tes phrases commencent par “ah oui, c’est comme pour moi…”

Aussi, t’es une looser sur toute la ligne. T’es vraiment plus que below average en te forçant tellement. T’es vraiment moyennement intelligente et le plus ennuyeux, c’est que tu ne le sais pas. Pourquoi faut toujours que tu présentes tes idées minables comme des perles d’humanisme? T’es tellement stupide que tu comprends pas que ce que tu dis ne vaut même pas la peine d’être verbalisé tellement c’est con et crissement binaire. Tu ne fais toujours pas la différence entre une opinion et un fait : comment peut-on réellement vouloir écouter ce que tu as à raconter? Tu formates tout ton environnement et les gens qui t’entourent selon ta minable capacité à comprendre les choses. Quand je dis binaire, c’est pas des blagues : “ça me ressemble; ça me ressemble encore plus”. 1. 0. Tu perds le temps : si tu parlais pas, tu ne perdrais pas celui de ceux qui sont obligés de t’écouter.

Ton insignifiance me chauffe les sangs. T’es à ce point useless et clueless que ça froisse ma fibre d’écolo : tu wastes de la matière à exister. “Rien ne se perd, rien ne se crée; tout se transforme”, disait Lavoisier, je pense. L’ennui, avec ta vie, c’est que tu fais stagner un flux de matière qui pourrait être utilisé à un bien meilleur escient. Tu es un trou noir d’impertinence. L’univers t’en veut, et moi le premier.

Les ronds de feutre collants sous les pattes des chaises de ma cuisine sont plus utiles que ta vie.

Pour finir, t’es laide. Et t’as tellement pas de manières à table que je suis à ça de te gosser une auge en bois avec ton nom dessus. T’as l’air vulgaire, et commun. Tu me dégoûtes.

Les élections arrivent, et le pire recommence. Je me retenais, ou plutôt, je voulais pas prendre le temps, pour vomir. Mais , j’ai la nausée, j’en peux plus. Il y a désormais tout ces gens qui tentent de me convaincre voter pour les libéraux pour empêcher les conservateurs d’arriver. Je les entends: ” Yo, prends toi un poing sur la gueule, ça t’évitera le pied au cul.” Je pense à ça http://www.voterpourlenvironnement.org/ pour ne pas rien nommer.

Mais au lieu de me fâcher, je vous laisse avec un extrait génial de

So Long, and Thanks for All the Fish de Douglas Adams:


[An extraterrestrial robot and spaceship has just landed on earth. The robot steps out of the spaceship...]

“I come in peace,” it said, adding after a long moment of further grinding, “take me to your Lizard.”

Ford Prefect, of course, had an explanation for this, as he sat with Arthur and watched the nonstop frenetic news reports on television, none of which had anything to say other than to record that the thing had done this amount of damage which was valued at that amount of billions of pounds and had killed this totally other number of people, and then say it again, because the robot was doing nothing more than standing there, swaying very slightly, and emitting short incomprehensible error messages.

“It comes from a very ancient democracy, you see…”

“You mean, it comes from a world of lizards?”

“No,” said Ford, who by this time was a little more rational and coherent than he had been, having finally had the coffee forced down him, “nothing so simple. Nothing anything like to straightforward. On its world, the people are people. The leaders are lizards. The people hate the lizards and the lizards rule the people.”

“Odd,” said Arthur, “I thought you said it was a democracy.”

“I did,” said ford. “It is.”

“So,” said Arthur, hoping he wasn’t sounding ridiculously obtuse, “why don’t the people get rid of the lizards?”

“It honestly doesn’t occur to them,” said Ford. “They’ve all got the vote, so they all pretty much assume that the government they’ve voted in more or less approximates to the government they want.”

“You mean they actually vote for the lizards?”

“Oh yes,” said Ford with a shrug, “of course.”

“But,” said Arthur, going for the big one again, “why?”

“Because if they didn’t vote for a lizard,” said Ford, “the wrong lizard might get in. Got any gin?”

“What?”

“I said,” said Ford, with an increasing air of urgency creeping into his voice, “have you got any gin?”

“I’ll look. Tell me about the lizards.”

Ford shrugged again.

“Some people say that the lizards are the best thing that ever happened to them,” he said. “They’re completely wrong of course, completely and utterly wrong, but someone’s got to say it.”

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